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Depuis Les infiltrés, Marty a pas mal baroudé sans son ami Léo en réalisant un doc sur les Stones (Shine a light), un vieux rêve de gosse semble-t’il, et en produisant une série pour la chaîne du câble américaine HBO, Boardwalk Empire, que d’aucuns attendent avec une fébrilité contagieuse. C’est bien simple avec The Pacific (le pendant de Band of brothers dans le pacifique donc), c’est l’un des événements de l’année tous médias confondus. Pour autant Scorsese a tout de même retrouvé sa muse Caprio le temps d’un nouveau film que l’on aurait du découvrir depuis novembre. Déprogrammé en fait par Paramount quasi à la dernière minute pour une sortie en février, interdisant de fait à Scorsese et Caprio de concourir aux Oscars, Shutter Island a apparemment subi la crise du studio à la montagne étoilée qui n’avait donc plus de sous pour assurer proprement le lancement du film, préférant attendre les budgets ad hoc de la nouvelle année civile.

L’attente qui était donc à son comble en fin d’année dernière est pour le coup un peu retombée, faisant de cette nouvelle adaptation d’un roman de Dennis Lehane (après Gone baby gone et Mystic River) un produit cinématographique plus anodin et rentré dans le rang. À l’image au demeurant d’un bouquin et de son auteur qui laissent à penser que tout est dorénavant voulu et rédigé en vue de l’immanquable adaptation cinématographique. De fait, c’est une évidence, Lehane a écrit Shuuter Island en pensant séquences, découpages et rythmes cinématographiques, tel une sorte de pré-scénario, appauvrissant inexorablement son style qui laisse de moins en moins la part belle à l’imagination du lecteur. Piège dans lequel Scorsese et sa scénariste Laeta Kalogridis (première collaboration ensemble), à qui l’on doit les scripts d’Alexandre d’Oliver Stone et de Pathfinder de Marcus Nispel (ok dit comme cela c’est vrai que ça peut faire peur), ne sont paradoxalement pas tombés.

Si ensemble ils prennent bien en main le spectateur depuis le début avec l’arrivé des deux policiers fédéraux sur l’île, c’est pour mieux lui rendre sa liberté de jugement ensuite, nous laissant seul nous débattre avec le personnage joué par Caprio, Marshal de son état et vétéran de la Seconde guerre mondiale en proie à de violentes hallucinations post traumatiques depuis son arrivée sur l’île (il a été le témoin de la libération d’un camp de concentration et il a perdu sa femme, morte dans un incendie criminelle). L’enquête en elle-même (une patiente a disparu de sa chambre-cellule réputée inviolable et reste introuvable) ne devient rapidement qu’un simple prétexte pour montrer la mise à nu d’un homme que la venue sur cette île va porter à son paroxysme. C’est bien ici que se situe toute la force du film. Dans cette propension à montrer la lente érosion des certitudes, l’indicible perte des repères, la douloureuse quête de la vérité…

On pense bien évidemment à Shock Corridor de Sieur Fuller qui en matière de perte des sens en milieu psychiatrique est un bijou que Scorsese ne tente pas d’imiter, juste de s’en inspirer. Pour cela il fait preuve de beaucoup d’humilité dans sa mise en scène, ne cherchant pas les effets coup de poing à la mode qui pouvaient coller dans Les Infiltrés mais seulement l’exposition d’un récit somme toute assez linéaire via un montage frontal et des axes de caméra à l’efficacité hollywoodienne éprouvée. La seconde force du film tient dans cette propension fausse de premier degré qui s’effrite dès la fin de la projection comme si réveillé d’un songe, nous prenions conscience de la supercherie et découvrir que Scorsese aime toujours autant s’amuser de son public.

Il est toutefois freiné dans cette quête obsessionnelle par un Leonardo DiCaprio toujours aussi emprunté quand il s’agit de jouer pour Scorsese. L’acteur au visage éternellement poupon et aux expressions lacunaires ne pouvait convenir pour interpréter cet homme qui a vécu l’enfer de la guerre et la tragédie domestique. Seule la magnifique et toute dernière séquence permet d’appréhender ce que le personnage aurait pu et du être : une sorte de Dorian Gray contemporain inexorablement bouffé de l’intérieur. Si Scorsese avait réussit cela sur les 2h que durent le film, il aurait sans doute réalisé là son énième chef-d’œuvre.

Sacrée émission, fichu règlement… ou l’inverse. Temps forts de la Ferme ce vendredi : chef Francky est tombé et Vendetta a triomphé.

Lors d'un prime time aux allures de procès, la vendetta des "looseurs" contre Mickaël a fait flop.

Lors d’un prime time aux allures de procès, la vendetta des “looseurs” contre Mickaël a fait flop.

Photo : Ferme Célébrités/TF1

Pour commencer, passons vite sur le premier scrutin de l’émission en “prime time” d’hier soir.

Suivant le choix de ses pairs, le fermier-chef Francky Vincent a été destitué par 5 voix contre 4, et va donc devoir mettre les mains dans la bouse.

Malgré un plaidoyer tout en flagornerie et en cajolerie pour les dames, notamment “Kelly Kelly Miss Paris”, le tombeur des tropiques est donc tombé.

A sa place, Christophe Guillarmé a accédé au rang de super fermier (voir la vidéo). Vous ne savez toujours pas qui c’est ? Consultez notre casting détaillé.

Sur le vrai enjeu de la soirée, Vendetta sur la sellette sortant ou pas, le public a tranché.

Procès d’assises par SMS
A peu près aimable, mais toujours tancés par ses acolytes, et d’ailleurs par Castaldi, jamais avare d”un jeu de mots facile, “c’est quand même un comble d’être sélectionné pour la ferme et de l’ouvrir autant”, Vendetta a symboliquement été appelé à la “barre”.

Plutôt habilement, dès le début de l’émission, le jeune homme a rappelé qu’il concourait pour une association oeuvrant à la reconstruction d’Haïti, en l’occurrence la délégation locale du Secours populaire.

Il a expliqué qu’il projetait de se réconcilier avec certains candidats, mais relancé sur la question, il n’a pas été fichu de sortir un nom (voir “la défense de Vendetta“).

Dans ces situations, le Mickael se rabat vite sur l’argument de l’âge (22 ans) et la vanne à deux centimes. Ainsi, il faut comprendre qu’il n’est pas évident pour le pauvre minou “de vivre avec des centenaires”.

Un peu plus tard, le loulou a joué la carte de la victimisation, lui, seul face à “l’hypocrisie, la manipulation, l’injustice” de tous les loo-looseurs, et notamment d’Adeline, alias “sans commentaire” si ce n’est qu’elle “n’a pas un bon fond”, et de Greg, l’ex-millionnaire qu’il a accusé à l’antenne d’avoir vendu des stupéfiants dans sa jeunesse.

Le propos a provoqué un tollé chez les bouseux, et un énième sermon des autorités morales de l’émission, les pères Michel et Benjamin. “Il faut réfléchir avant de parler parfois” a expliqué ce dernier. Comme tu dis Castaldi, “parfois”, ce serait déjà pas mal, notamment avant de nous asséner des fadaises sur “la sagesse de l’Afrique”.

Verdict clément dans l’affaire Vendetta
Trêve de suspens, encore que, sachez qu’il a fallu cinq bonnes minutes aux présentateurs pour décacheter l’enveloppe et accoucher de la nouvelle.

“Est-ce que la provocation, l’insolence” et le fait de “chercher en permanence payent” s’est interrogé Castaldi. “Oui” aurait massivement répondu le public (voir “Mickaël reste“).

Au grand désespoir d’une bonne partie des fermiers, Vendetta va donc rester au moins une semaine de plus.

“Est-ce qu’il va changer de comportement ?” s’est interrogé Foucault. Pour l’audience de la Ferme, sinon pour son intérêt, on ne l’espère pas.

Le vendredi 12 février à 23h15, Sandrine Quétier présentera sur TF1 le premier numéro de “Link, la vie en face”, le nouveau magazine de société interactif de TF1 qui prend donc la place de “Sans aucun doute” et qui mettra chaque semaine en lumière les préoccupations d’aujourd’hui des Français grâce à des sujets proposés par les Français pour les Français.

Dans chaque numéro, quatre thèmes de sociétés seront exposés au travers de 4 histoires individuelles suivies au quotidien par les caméras. Ces hommes et ces femmes sont tous confrontés à un problème de société : vie pratique, travail, famille, santé, consommation, couple…

Parmi les histoires qui seront abordés dans les émissions à venir Je galère en France, je pars tenter ma chance à l’étranger. Avec mes petites économies, je n’ai que quelques semaines pour réussir ; Je suis illettré. Malgré les difficultés et le regard des autres, j’ai décidé de ré apprendre à lire ; Je suis célibataire et j’ai envie que cela cesse ! Site de rencontres, soirées, je fais tout pour rencontrer l’âme soeur.

A noter que ce magazine sera totalement interactif puisque les Français sont invités à proposer leurs histoires, leurs problèmes, leurs témoignages sur TF1.fr ainsi que sur la page Facebook de l’émission tandis que pendant le programme, les téléspectateurs suivent et commentent les images en direct sur TF1.fr grâce à l’application live feed de Facebook.

De plus, après l’émission, les téléspectateurs peuvent apporter soutien et conseils aux quatre protagonistes sur leur profil Facebook, ainsi que sur le site internet de l’émission. Au fil des semaines, nous pourrons voir la suite de leur histoire et découvrir comment la mobilisation sur le net a permis de faire évoluer leur situation.

Selon Premiere.fr, Lorant Deutsch et Dany Boon auraient été choisis pour incarner respectivement les personnages d’Asterix et Obélix dans le prochain volet de Laurent Tirard.

Les deux acteurs succèderaient donc à Clovis Cornillac et Gérard Depardieu selon les rumeurs. Le choix est surprenant, surtout lorsque l’on sait que le nom de Kad Merad avait été cité pour le rôle d’Obélix il y a quelques temps.

Fabrice Luchini devrait également apparaitre dans ce casting déjanté.

On a hâte de voir cette nouvelle adaptation riche en changements !

Télé 7 jours l’annonce cette semaine: le journaliste de Canal+ Anne-Sophie Lapix va très prochainement se marier!

L’hebdo TV écrit: “Anne-Sophie Lapix va se marier. Depuis plus d’un an, la présentatrice du rendez-vous politique de la chaîne cryptée de Dimanche + , file le parfait amour avec Arthur Sadoun, président de Publicis France. Le mariage est prévu fin juin.”

Félicitations aux futurs époux!

Hugh Laurie, alias Gregory House. Crédit photo : NBC Universal, Inc.

INTERVIEW – La série américaine revient pour une cinquième saison. L’historienne Marjolaine Boutet analyse les raisons de son succès mondial.

Hugh Laurie, alias Gregory House, reprend du service sur TF1 à raison de deux épisodes chaque mardi. Pour Marjolaine Boutet (1), agrégée et docteur en histoire, professeur à la Sorbonne, la fascination que la série américaine exerce sur les téléspectateurs tient autant à son caractère médical qu’à la personnalité de son héros.

Marjolaine Boutet. DR
Marjolaine Boutet. DR

LE FIGARO. – Quatre épisodes de «Dr House» se sont classés dans le top 10 des meilleures audiences de l’année 2009 en France, toutes chaînes confondues. Pourquoi un tel succès ?

Marjolaine BOUTET. – Tout d’abord parce qu’il s’agit d’une série médicale qui traite de la grande peur du XXIe siècle : les maladies rares. Dr House in­carne le médecin dans sa toute puissance puisque, dans la plupart des cas, il parvient à sauver d’une mort quasi certaine des patients qui présentent des symptômes inexplicables. Dans les années 1990 et au début des années 2000, Urgences avait rencontré un tel succès.

La personnalité de House contribue-t-elle aussi aux bons scores de la série ?

C’est son deuxième atout. House est l’archétype du antihéros. Un person­nage misogyne, misanthrope et infirme que l’acteur britannique Hugh Laurie interprète avec beaucoup de talent et un charisme fou. Il y a un côté exutoire chez lui, il fait des choses que le téléspectateur n’oserait jamais faire. S’ajoutent à cela des personnages secondaires sympathiques, en particulier Wilson, le meilleur ami du docteur, et le Dr Cuddy dont la relation amoureuse avec House ne se concrétise jamais.

Que dit «Dr House» sur la société américaine ?

Les séries policières américaines disent beaucoup plus de choses sur la société que Dr House. En tant que fiction médicale, c’est plus une enquête universelle sur les corps et les travers de l’âme humaine. Ce qui fonde son discours, ce sont les petits mensonges des uns et des autres qui paraissent anodins aux patients (ils refusent d’avouer qu’ils sont allés à tel endroit ou qu’ils trompent leur femme) mais qui bloquent la découverte de la vérité. Cette analyse de l’âme humaine est particulièrement vraie dans cette saison 5 où Dr House vit une véritable descente aux enfers.

Faut-il être un personnage méchant et cynique pour réussir à la télévision ?

Clairement oui. La décennie des années 2000 est celle du politiquement incorrect et des antihéros avec des personnages qui sont de plus en plus rugueux et qui ont toujours une faille, quelque chose qui ne va pas. Dans l’autre grand succès récent de TF1, Mentalist, le ­héros, certes plus beau et plus sympathique que House, a également une faille intérieure. Sa femme et sa fille ont été assassinées dans des conditions atroces, c’est un personnage brisé. La «fliquette» avec laquelle il travaille a, elle aussi, ses propres démons. On n’est pas dans une série positive. C’est ce qui séduit les téléspectateurs. Audiard disait : «Heureux les fêlés car ils laissent passer la lumière.»

Les héros de la série «Mad Men», diffusée sur Canal +, sont également des personnages très tourmentés.

Don Draper, le héros, a un passé très noir, il n’y a aucun personnage positif. dans Mad Men. Ils vont tous mal et font tous des choses que la morale réprouve. Derrière une façade très conformiste, on sent que le changement social, qui va arriver au milieu des années 1960, est vraiment en train de gronder. C’est une société en pleine ébullition au sein de laquelle le carcan des conventions n’est plus supportable.

La neuvième saison des “Experts” arrive dimanche 28 février sur TF1. La chaîne diffusera à 20h45 le dernier épisode inédit en France de la saison précédente, dans lequel disparaît un des personnages principaux, avant de proposer ces deux premiers épisodes. La neuvième saison est marquée par le départ inattendu de William Petersen, l’interprète de l’inspecteur Grissom, également co-producteur de la série à succès.

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